COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Christian Estrosi saisit le gouvernement sur la situation critique de l’enseignement du nissart et du provençal

Christian Estrosi, maire de Nice nous a fait parvenir son communiqué de presse sur la situation critique du niçois.

Nice, le 13 mars 2018

Au sein de l’académie de Nice, malgré une forte demande – près de 1.500 élèves – nous assistons malheureusement à une perte d’heures d’enseignement du nissart et du provençal, à la disparition d’implantation dans les collèges et les lycées, à la réduction du nombre d’enseignants, à l’absence d’inspecteur pédagogique de discipline… Alors qu’il progresse dans d’autres académies, cet enseignement est clairement menacé chez nous.

Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ne peut accepter cette situation critique et décide de saisir le gouvernement sur cette question :

« Parce que je suis très attaché à notre patrimoine et à notre culture, je souhaite que les langues régionales soient transmises aux générations futures, et je ne peux tolérer cette situation alarmante dans notre académie, alors que les textes prévoient leur enseignement dans le respect de nos valeurs républicaines.

Partie intégrante de notre patrimoine mondial, il est de notre devoir de sauver les langues régionales qui sont le socle de nos cultures. Dès 1999 j’étais d’ailleurs intervenu pour qu’un département Langue et Culture nissardes soit créé à l’Université de Nice. En 2000, j’avais posé une question orale au gouvernement afin de demander la reconnaissance du nissart en tant que langue régionale de France. Et plus récemment, en 2013, j’avais obtenu du Directeur de l’Académie des Alpes-Maritimes et du Ministre de l’Education Nationale, qu’une classe Nissart-Français soit créée à Nice.

Je manifeste tout mon soutien à l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement secondaire, au titre de la continuité pédagogique notamment et de l’attachement à nos racines et à nos valeurs. Pour connaître ses racines, il faut connaître sa langue.

Parce que cette situation critique ne peut perdurer dans notre académie, j’interpelle et saisis le gouvernement sur ce sujet et lui demande de prendre la mesure du problème. Il s’agit d’une responsabilité de l’Etat. » 

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