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La bataille de fleurs : “chaque année est un challenge”.

Written by on 5 mars 2020

La bataille de fleurs se déroule pendant la période du Carnaval depuis 1876. Un événement qui évolue chaque année, et qui n’a pas perdu son importance aux yeux des Niçois. Caroline Roux est la costumière et couturière de cette fête annuelle, depuis maintenant 9 ans. Ce mercredi 4 mars, elle nous fait part de son parcours ainsi que les coulisses des festivités. Une rencontre organisée au musée des archives sur Nice. 

Originaire de l’Orne, Caroline Roux a été adoptée par Nice et les Niçois depuis plus de dix-huit ans. Passionnée par la création, la transformation, et l’art en général, elle a décidé de faire de la couture son métier. Grâce à sa jeunesse entourée de machine à coudre, et d’une grOand-mère couturière, elle acquit rapidement des bases … Elle se lance ensuite, le défi de se spécialiser dans le costume, notamment pour les spectacles vivants. Depuis plus de vingt ans, elle met en pratique son savoir-faire pour toutes scènes confondues : opéra, ballet ou encore théâtre. 

En 2009, sa profession prend un nouveau tournant. Elle entre dans la “grande famille du Carnaval de Nice”, mais sous la direction de Fabienne d’Alessandry. “Je ne travaille pas directement dans la bataille de fleurs, la rencontre avec Fabienne d’Alessandry a changé ma vie”. Deux ans plus tard, elle prend le relais dans la création des costumes des batailles de fleurs : “Je suis piquée par cet événement, c’est un rêve d’avoir un tel travail”. Elle tient à honorer chaque édition : “Chaque année est un challenge”. La bataille de fleurs comme le Carnaval change de thème tous les ans : “un nouveau thème, une nouvelle aventure…”. Cette année : la mode. Trois costumiers l’accompagnent pendant plus de quatre mois afin de réaliser les tenues, avant la grande manifestation fleurie. 

La réalisation des costumes débute en novembre. Pendant 4 mois et demi, Caroline Roux et son équipe imaginent et mettent en forme les tenues. Les costumes doivent être essentiellement portés par des Niçoises qui ont entre dix-huit et vingt-cinq ans. On en compte dix-huit, dont une reine et deux dauphines, pour seize plateformes. Le casting de ces demoiselles, qui défileront pendant la bataille de fleurs, est très important. Elles doivent 

être, si possible, comédiennes, afin d’animer l’événement. De plus, ce sont les participantes qui feront vivre la tenue : “J’imagine le style de la jeune fille, le caractère, car elle l’emporte sur le costume”. 

Caroline Roux prend à coeur son rôle, qui est d’imaginer des tenues qui doivent être portées en mouvement : “mon style est burlesque, coloré, dynamique”. La création des costumes se fait en trois étapes : “ D’abord, je dessine mes croquis. Après, je les mets en couleur, et je finis par la recherche de la matière qui est essentiellement régionale”. Ce métier, elle le définit comme une euphorie : c’est un bon stress et un travail de passion. De novembre à février, Caroline Roux travail quarante-huit heures par semaine, six jours sur sept. Avant le début de la manifestation, un essayage des costumes est effectué, pouvant aller jusqu’à deux, seulement si la tenue est technique. Au lancement de la bataille de fleurs, les jeunes filles doivent être présentes à 7h30 du matin afin de conclure les derniers détails, ainsi que le maquillage et le coiffage. Le défilé débute, les dés sont jetés et le travail est abouti : “lorsque le spectacle commence, je reste dans l’ombre”.

 

 

                                                                                                                                   Safaa Ngabi.


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