Paraula Libre

Le média indépendant du pays nicois

Current track

Title

Artist


La Corse et le Pays Niçois, pays de résistance

Written by on 6 novembre 2019

Vendredi 25 octobre, l’association Racines du Pays Niçois organisa une conférence-débat sur le thème « La Corse et le Pays Niçois, pays de résistance ». Pour l’occasion, l’association invita deux auteurs ; Jean-Pierre POLI (auteur du « 1769-1789 : 20 ans de résistance Corse ») et Paul CARAMAGNA (auteur des « vallées de la liberté ») à débattre et à souligner à la fois les différences et les points communs entre les résistances corses et niçoises face à la France au XVIIIe siècle.

Jean-Pierre POLI rappela le contexte de la résistance corse prenant forme après la défaite des troupes Paolistes face aux troupes françaises à la bataille de Ponte-Novu en 1769, mettant fin à l’indépendance de la République Corse, suite à son soulèvement contre Gênes puis contre la France qui prit possession de l’île. La résistance Corse contre la France, s’inscrivait dans un projet à long terme de retrouver un jour son indépendance et tenait véritablement du combat idéologique entre républicain corse et la monarchie française, cette résistance était d’ailleurs très bien organisée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’île et bénéficiait de soutien financier et logistique à l’étranger notamment grâce à l’action de Pascal Paoli.

À la différence des Corses, la résistance des Niçois, comme rappela Paul CARAMAGNA, était quant à elle, plus spontané, en réaction directe à l’invasion du comté de Nice (faisant alors partie des États sardes) par les révolutionnaires français en 1793, qui en plus des exactions que peut commettre une armée étrangère, s’acharna à vouloir effacer les traditions auxquelles étaient attachés les Niçois, surtout dans les vallées (notamment par la déchristianisation forcée). Les barbets, au contraire des Corses, ne bénéficiaient d’aucun soutien extérieur, n’étaient pas structurés et étaient livrés à eux-mêmes, ne pouvant combattre les troupes françaises que par des techniques de guérilla et devant parfois, afin de survivre, se livrer aux pillages. Ce sont d’ailleurs ces pillages que l’histoire officielle, plus tard, utilisa afin de discréditer la résistance des Niçois en les réduisant à un simple rôle de « brigand » au lieu de résistants à une invasion.

Cependant les auteurs soulignèrent qu’au-delà des contextes politiques et historiques différents, toutes les résistances ont pour point commun, d’être la somme d’individus que rien ne prédestiner à rassembler ; qui par la force des choses s’unissent dans un but commun.

0 Partages

Reader's opinions

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *